Accueil Date de création : 13/05/08 Dernière mise à jour : 05/07/08 18:27 / 35 articles publiés
 

les redacteur de jeuxvideo.com ils dechire trop frank alias bad-pitre  posté le samedi 05 juillet 2008 18:27

Rédacteurs

Valérie PRECIGOUT Romendil

Nicolas CHARCIAREK Dinowan

Yannick LE FUR Logan

Frédéric GOYON Rivaol

Franck GUILLAUME Bad-Pitre

Marc PELATAN Hiro

Jean-Marie PRIVAL Captain Obvious

Christian DUBARRY Dharn

Clément LE HYARIC Pixelpirate

Alexis GAUTHIER Miniblob

ps: les test sur mon blog c'est eux qui les ecrivent plus d'actu sur jeuxvideo.com

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test de jeuxvideo.com  posté le samedi 05 juillet 2008 18:21

Renouveler une série, surtout quand elle est dotée d'un fort caractère, est un exercice délicat, hasardeux et trop peu souvent pratiqué. Alors quand on nous le propose et en plus avec succès, la seule réponse possible, c'est l'enthousiasme. Exactement ce qu'on réserve à Splinter Cell Double Agent qui parvient à rafraîchir la série et à lui donner la tension qui manquait parfois aux précédents volets.

Splinter Cell Double Agent

Depuis qu'on parle de lui, expliquer en détail le scénario de ce quatrième épisode de Splinter Cell semble quelque peu inutile, aussi irons-nous à l'essentiel du pitch d'intro. Après la mort de sa fille, Sam Fisher a besoin de s'oublier dans le danger et accepte d'infiltrer la James Brown Army, organisation terroriste américaine plus connue sous le sigle de JBA. Après une première mission de mise en jambe, c'est donc en prison que Sam sera envoyé, suite à une fausse déchéance orchestrée par la NSA, dans le seul but de s'en évader en compagnie de Jamie Washington, membre de la JBA. Et vous voilà agent double, taupe au service de la NSA, confronté à l'obligation d'accomplir à la fois le devoir d'un agent Echelon et celui d'un terroriste. Il n'en fallait finalement pas plus pour ouvrir Splinter Cell à de nouveaux horizons de gameplay mais également pour le rendre plus immersif, plus prenant, plus dramatique.

Test Splinter Cell Double Agent Xbox 360 - Screenshot 55Hum, je sais pas, je le sens pas super bien ce coup.

Allons crescendo dans la découverte de ce nouvel opus qui se pare en premier lieu d'environnements plus ouverts et plus variés. Concernant l'ouverture, il faut raison garder, on n'en est pas encore à un Splinter GTA et le jeu reste relativement linéaire, mais si une façon de progresser semblera évidente, deux ou trois autres se feront jour à ceux qui fouilleront avec attention, des chemins de traverse plus difficiles à dénicher mais souvent bien plus efficaces. D'ailleurs, de manière générale, il n'est pas rare aujourd'hui d'avoir à réfléchir un instant pour trouver son chemin, ce qui reste déjà une première dans la série. Mais c'est sur le point de la variété que l'on s'attardera le plus. Autrefois confiné à une majorité de décors intérieurs et obscurs, Splinter Cell s'aventure à présent dans le monde extérieur, bien plus encore que dans Chaos Theory, et en plein jour de surcroît. Ici, plus question de compter sur son équipement pour surclasser l'ennemi, sous la lumière du soleil, les modes de vue ne servent à rien. Idem lorsqu'on se promène en Islande sous le blizzard. Il faudra donc compter sur votre capacité à utiliser le décor pour vous dissimuler et sur votre sens de l'observation pour éviter les ennuis. Globalement, l'infiltration se veut plus difficile dans cet épisode et Splinter Cell Double Agent estompe, faute de gommer, le recours aux modes de vision qui ne servent ici que très peu, alors qu'ils étaient incontournables auparavant. De plus, même si cela ne saute pas aux yeux, l'I.A. a fait de sérieux progrès dans ce quatrième opus. Loin d'être parfaite, elle se veut en tout cas plus attentive et pourra être alertée par un simple bruit de clavier ou le passage rapide d'une ombre aperçue du coin de l'oeil.

Test Splinter Cell Double Agent Xbox 360 - Screenshot 56Les dimanches à Kinshasa c'est le jour de guérilla.

De jour, de nuit, dedans, dehors, les missions de Splinter Cell Double Agent ont vraiment le bon goût d'être diversifiées, offrant en fait différentes expériences de l'infiltration, mais c'est véritablement lors de nos passages au quartier général de la JBA que l'on ressentira la difficulté de la chose tout en introduisant tranquillement l'importance de la notion d'agent double dans le jeu. Le QG se divise en de multiples zones, dont la plupart sont en fait interdites à Sam qui doit se cantonner à faire ce qu'on lui demande, qu'il s'agisse d'assembler des mines ou de décrypter un e-mail. A chacun de vos passages au QG, un membre de la JBA vous confiera donc une ou plusieurs tâches, lançant alors un chronomètre de 20 minutes au terme desquelles, quoi qu'il arrive, vous devrez être là où on vous a laissé. Pendant ce laps de temps, vous allez avoir du taf. Comme dans l'ensemble du jeu, pratiquement tous vos objectifs sont facultatifs, à l'exception de quelques-uns dont l'échec se veut éliminatoire. Au cours d'une mission au QG, il vous faudra donc accomplir la tâche spécifiée puis consacrer du temps à l'exécution d'objectifs d'espionnages que vous pourrez choisir parmi une liste, à moins que vous ne décidiez de tous les remplir. Pirater un serveur, moucharder une liaison radio, obtenir des preuves visuelles d'un attentat, les missions sont multiples, mais toutes risquées car exigeant de vous rendre dans les zones interdites. Promenade qui en sus d'exiger de se fournir un scan d'empreintes digitales ou vocales, vous fera prendre le risque d'être surpris, avec pour conséquence, au mieux d'être reconduit, au pire d'être démasqué. Et c'est clairement dans le QG que l'on comprend toute la difficulté qu'il y a à jouer les taupes, car contrairement aux autres missions, si vous croisez un quidam, pas question de l'assommer, vous êtes fait comme un rat. D'où l'importance de savoir mesurer les risques que l'on prend. Et sans jamais oublier qu'il faut être là où on nous a laissé quand on viendra nous chercher. Car de tout ceci dépend la confiance qu'on nous accorde.

Test Splinter Cell Double Agent Xbox 360 - Screenshot 57L'infiltration dans les zones interdites du QG est particulièrement délicate.

Comme vous le savez si vous avez lu la preview du jeu, en tant que taupe, à chaque mission vous recevez des ordres, souvent facultatifs, émanant à la fois de la JBA et de la NSA. De leur réussite ou de leur échec dépendra l'évolution de vos deux jauges de confiance. La liste de vos objectifs indiquant quelle quantité de confiance vous perdrez ou gagnerez le cas échéant. Il n'y a donc pas de game over direct dans le jeu, mais faites chuter l'une des deux jauges à zéro, et vous serez soit démasqué, soit soupçonné de trahison par la NSA. A vous de conserver l'équilibre en accomplissant ce que vous pensez être réalisable, sachant que les objectifs de la NSA seront souvent ardus à effectuer discrètement pendant que ceux de la JBA seront fréquemment peu moraux. Et c'est là qu'intervient l'idée d'infiltration dans l'infiltration. Non seulement vous aurez souvent à rester loin des regards des occupants des lieux infiltrés, mais également de ceux de vos petits camarades terroristes. Ainsi, à Shanghai, vous devrez espionner une conversation pendant que tout le monde vous croit sur le toit, ou bien carrément venir forcer un coffre dans le dos d'Emile Dufraisne, le grand maître d'oeuvre de la JBA. Parfois il faudra ruser, lorsque que c'est par le biais de caméra que l'on vous surveillera, penser à court-circuiter la lumière pourra vous aider à retrouver votre liberté. D'autres fois, il faudra se résigner à agir de manière louche, comme lorsque vous scannerez la fréquence d'une bombe sur un paquebot afin de tenter ultérieurement d'en empêcher l'explosion.

Test Splinter Cell Double Agent Xbox 360 - Screenshot 58Lors de cette mise à l'épreuve, si vous décidez de tirer, la détonation qui s'en suivra est étonnament déplaisante.

Il découle de ce système une vraie liberté de choix et une tension prenante qui nous immerge totalement dans le jeu et dans ce rôle d'agent double. Et il faut ajouter que les choses vont un poil plus loin, vos décisions ayant des conséquences sur le suite du jeu. On conseille à ceux qui ne veulent pas gâcher une surprise de sauter ce qui suit. Façon de renforcer le caractère dramatique du jeu, Double Agent vous mettra parfois au pied du mur. Ainsi, après avoir vous-même posé une bombe à bord d'un navire, vous aurez une fois de retour au QG deux choix possibles : le laisser exploser afin de maintenir votre couverture ou bien brouiller le signal en veillant à faire porter le chapeau à Enrica, personnage féminin dont la relation avec Sam est, on s'en doute, plus que professionnelle. Le sort qui lui serait alors réservé est évident. Plusieurs séquences de ce type viennent pimenter le jeu, notamment lorsqu'une décision purement morale de votre usage de fusil de snipe influencera le déroulement de la fin de la mission de Kinshasa. Et si l'on prend en compte l'ensemble des éléments décrits depuis le début de l'article, on obtient un tout englobant les anciennes mécaniques de Splinter Cell dans un jeu plus prenant, offrant plus de liberté, mieux scénarisé et mis en scène. Un titre enfin palpitant là où l'on devait autrefois se contenter de technique.

Test Splinter Cell Double Agent Xbox 360 - Screenshot 59L'infiltration en plein jour, en pleine mer, en maillot de bain.

Mais malgré les louanges, Double Agent connaît toutefois quelques chutes et inégalités avec des passages parfois moins réussis que d'autres. Ainsi, si la mission de Shanghai est par exemple un sans faute, celle de Kinshasa, à trop vouloir casser les codes de la série, abuse parfois. Se déroulant en plein jour, comme celle de Cozumel, elle souffre avant tout d'un problème de gestion des lumières, trop fortes, elles brûlent les couleurs et le résultat est esthétiquement douteux, mais on lui reprochera surtout certaines séquences bien trop agitées donnant au titre de faux airs de jeu d'action où la carte de l'infiltration devient un challenge presque déplacé. Dans le même temps, d'autres phases de cette même mission sont pourtant un petit bonheur, la furie de l'ambiance de guérilla contrastant juste ce qu'il faut avec l'approche paisible et furtive de Sam. Mais dans ce registre, c'est clairement la fin qui déçoit le plus, malgré un dernier niveau jouissif, les toutes dernières minutes de jeu sont une désagréable déception, sans parler de la mission bonus torchée en 5 minutes. De quoi laisser un goût doux amer. Rien d'impardonnable cependant dans tout ceci et on serait bien mal avisé de se gâcher une excellente campagne solo pour si peu. Une campagne bien évidemment accompagnée par un mode multi, malheureusement impossible à tester au moment de la publication. Il conserve les mécaniques déjà éprouvées dans Chaos Theory avec un mode Spy Vs Merc s'étalant sur 8 cartes et un mode Spy Vs Spy dans lequel deux types d'espions devront faire la différence en ayant recours à un matériel qui leur est propre. On ne trouvera ici que 8 cartes. De quoi prolonger un peu la durée de vie tristement courtaude en solo.

Dinowan, le 18 octobre 2006

Les notes

  • Graphismes 16/20

    Fort joli, Double Agent souffre néanmoins du syndrome dents de scie. Certains effets, textures ou modèles sont splendides, d'autres sont moins réussis et globalement un cran en deçà des attentes sur une machine next-gen. Quelques baisses de framerate sont à déplorer. Les animations sont en revanche irréprochables.

  • Jouabilité 18/20

    Peu de changements dans la prise en mains de la série, on retrouve donc très vite ses marques. Mais l'arrivée de phases d'infiltration diurnes et avec moins de gadgets, l'accroissement de la liberté, la variété des missions et surtout l'introduction de la confiance revitalisent le jeu.

  • Durée de vie 12/20

    Probablement le point sur lequel le jeu déçoit avec une campagne solo qui se boucle en 8 heures. Les trois fins possibles autorisent cependant une certaine rejouabilité. Sans oublier le multi.

  • Bande son 18/20

    Les thèmes dynamiques sont excellents, de même que les effets. Le doublage VF est de très bonne facture et les dialogues sont plus intéressants qu'auparavant.

  • Scénario 17/20

    Enfin un scénario servant de pied d'appui à une ambiance prenante. Double Agent offre une véritable tension, un aspect dramatique et surtout un sentiment d'immersion dans ce rôle de taupe qui manquait cruellement aux épisodes précédents. Il ne me reste qu'à comprendre pourquoi le leader d'une organisation nationaliste américaine porte un nom de parisien.

  • Note Générale 18/20

    A force de promesses, on doutait que Splinter Cell ne connaisse vraiment un revirement, pourtant, ce quatrième volet y parvient, pas uniquement en apportant plus de diversité dans les missions mais également (principalement ?) en rendant enfin le jeu prenant sur un plan émotionnel, en nous laissant libre de quelques choix et en ajoutant une touche de tension plus palpable ne découlant pas uniquement de la simple technique d'infiltration. Une réussite, dommage qu'il soit si court et se termine en soufflé qui se dégonfle.

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test de jeuxvideo.com  posté le samedi 05 juillet 2008 18:21

Pendant que Splinter Cell Double Agent se fait désirer, Sam Fisher tente une percée sur PSP. Une tentative hautement périlleuse dont l'agent ne sort pas indemne, probablement à cause du temps qu'il passe à se cogner contre les murs dans un jeu résolument obscur, au sens strict du terme.

Splinter Cell Essentials

Quelle idée a bien pu passer dans la tête des décideurs d'Ubisoft quand ils ont pris la décision d'adapter Splinter Cell sur PSP ? On se le demande. En théorie, Splinter Cell Essentials est une préquelle au prochain volet de la série. De fait, la trame ou plutôt sa narration se déroule effectivement juste avant les évènements qui seront racontés par Double Agent. Mais dans les faits, le jeu en lui-même porte bien son nom qui sonne comme un best of de la Compagnie Créole, car Essentials n'est en vérité qu'une adaptation hasardeuse d'un florilège de niveaux des anciens épisodes de la série. Ainsi, tout commence alors que Sam Fisher se rend sur la tombe de sa fille, tuée dans un accident de la route (accident à l'origine de sa supposée trahison, je le rappelle) et se fait arrêter pour avoir trahi la NSA. Chaque mission sera ensuite introduite par le discours d'agents dissertant sur l'impossible duplicité de Fisher, qui "blablabla en Colombie, je vais vous raconter ce qui s'est vraiment passé". Une astuce qui a bien du mal à ficeler une compilation bien peu cohérente. Notons cependant que sur les 12 missions (dont 3 bonus), toutes ne sont pas des repompes et sont plus orientées vers le futur Splinter Cell 4.

Test Splinter Cell Essentials Playstation Portable - Screenshot 33Sam n'a pas perdu sa souplesse sur PSP.

Contre toutes attentes, Essentials ne sacrifie rien du gameplay original. Tous les mouvements de Sam sont donc accessibles, saut écart, cochon pendu, attaques létales ou non etc. De même, l'ensemble des gadgets sont de la partie, qu'il s'agisse du câble optique, des caméras glues et autres shockers. Le système de crochetage de serrure ou la possibilité d'empoigner un ennemi pour s'en faire un bouclier humain sont également au rendez-vous. Une panoplie dont je ne ferai pas la liste exhaustive mais qui colle tout à fait à ce qu'on a pu pratiquer dans Splinter Cell 3. Quant aux missions, elles ont subi de légers ajustements, suffisant pour qu'un joueur n'ayant pas touché à Splinter Cell depuis un moment puisse ne pas s'y retrouver trop vite.

Test Splinter Cell Essentials Playstation Portable - Screenshot 34Abonné aux conduits étriqués.Inutile de préciser que la caméra est un calvaire ici.

Le problème, c'est qu'en dépit du fait que Sam ait conservé tout ce qui fait son charme irrésistible, Essentials est à la limite de l'injouable. En premier lieu, l'I.A. est tout ce qu'il y a de plus déconcertante avec des gardes qui sont tout à fait capables de ne pas vous voir lorsque vous marchez sous leur nez, mais qui vous canarderont parfois dans le noir total à 50 mètres. Difficile d'anticiper leurs réactions dans ces conditions. Situations rendues encore plus complexes dans la mesure où l'on peine terriblement pour les voir, ce pour deux raisons. La première est la gestion aberrante de la caméra. En l'absence d'un second stick analogique, pour diriger la caméra il faut maintenir la touche Rond enfoncée et orienter la focale avec le stick, il devient alors impossible de se déplacer ou d'effectuer quelque action que ce soit en même temps. Un problème particulièrement handicapant dans un jeu comme Splinter Cell puisque se mouvoir sans pouvoir jeter un coup d'oeil, c'est risquer de tomber nez à nez avec un garde sans avoir rien vu venir. Et même en évinçant ce problème, la simple gestion de la caméra est en elle-même crispante.

Test Splinter Cell Essentials Playstation Portable - Screenshot 35Un Sam Fisher se cache dans cette image, saurez-vous le retrouver ?

La seconde raison qui rend la détection des ennemis difficile est la visibilité réduite. Même en ayant recours à la vision nocturne, Splinter Cell Essentials est sombre comme un four. Or, certaines missions vous verront être privé de cet ustensile. Si donc vous voyez un joueur les yeux plissés sur sa PSP, vous saurez qu'il est en train d'essayer de distinguer une fougère d'un garde, ou une texture d'une échelle pour savoir s'il peut monter ou s'il s'est perdu. Là encore, cet écueil est non seulement préjudiciable au gameplay, mais également hautement pénible. L'écran de la PSP ayant de plus tendance à renvoyer pas mal de reflets, c'est souvent votre propre tronche que vous verrez dans le jeu si vous ne trouvez pas un coin sombre pour jouer. Ceux qui ont connu le premier volet de la série Thief sur PC comprendront bien de quoi on parle.

Test Splinter Cell Essentials Playstation Portable - Screenshot 36Le crochetage est devenu un peu délicat en raison du manque de subtilité du stick.

Il s'agissait là de problèmes majeurs, mais d'autres se posent, auxquels on parvient à s'habituer. Des actions comme le crochetage de serrure ou le déminage sont ainsi devenues peu ergonomiques, de même que la gestion de votre vitesse de déplacement, en raison du manque d'amplitude et de sensibilité offert par le stick de la PSP. Faire tourner délicatement ce dernier pour ouvrir une porte ou désactiver une mine demande un doigté parfois décourageant. On s'y fait, mais pas sans mal. Enfin, en marge du jeu, il faudra composer avec des temps de chargements longs et fréquents, y compris pendant les missions qui se voient découpées en plusieurs sous-niveaux.

En définitive, que penser de tout ceci ? On ne condamnera pas le titre de façon ferme, Sam conserve tous ses mouvements et gadgets, ce qui n'est pas rien, de même les niveaux restent relativement bien construits même s'ils sont extrêmement linéaires, malheureusement, il faut souffrir pour en profiter, subir un paquet de choses pesantes et fatigantes, suffisamment pour que même en tant que fan de la série, on y réfléchisse à deux fois.

Dinowan, le 07 avril 2006

Les notes

  • Graphismes 13/20

    On y voit tellement peu qu'on a presque du mal à savoir si le jeu est beau ou pas. Le modèle de Sam est réussi, de même que son animation, pour le reste, le design se perd complètement dans l'obscurité et la vision nocturne transforme toutes les textures en bouillie de pixels.

  • Jouabilité 10/20

    La prise en main est irritante au possible avec une caméra stupide qui rend les déplacements et les actions hasardeux. Dommage, car Fisher dispose d'une panoplie conséquente en la matière.

  • Durée de vie 12/20

    12 missions solos qui n'opposent guère de résistance en raison de l'I.A embryonnaire, on n'en dira pas autant de la maniabilité qui sera responsable d'échecs stupides. Le multi est tout ce qu'il y a de plus anecdotique.

  • Bande son 14/20

    Quelques notes de musique se font entendre lors de certaines scènes de jeu, mais on est loin de la B.O. signée Amon Tobin de Splinter Cell 3. Le doublage en V.F. est très correct cela dit.

  • Scénario 13/20

    Plus un prétexte au flashback introduisant les anciennes missions, le scénario déçoit dans son rôle d'introduction à Double Agent.

  • Note Générale 11/20

    En ayant su conserver quelques atouts, Sam Fisher évite la catastrophe totale mais Splinter Cell Essentials n'en reste pas moins un soft frustrant et usant à bien des égards. La contorsion des rétines nécessaire à la progression dans le noir, la caméra ahurissante ou le manque de précision du stick analogique seront des obstacles majeurs que tout un chacun n'aura pas envie de surmonter. On ne les en blâmera pas.

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test de jeuxvideo.com  posté le samedi 05 juillet 2008 18:19

Sam Fisher ratisse large et met un point d'honneur à être présent sur toutes les consoles de salon mais aussi sur les portables. La DS ne pouvait donc pas être mise de côté et a droit elle aussi à son Splinter Cell. Le jeu tire-t-il parti des capacités de la portable de Nintendo ? Comment a été utilisé l'écran tactile ? L'intérêt est-il bien présent ? Voyons ça tout de suite.

Splinter Cell Chaos Theory

Pour ceux qui auraient passé les dernières années dans une ferme du côté de Visan ou qui auraient été perdus sur une île à cause du crash de leur avion, rappelons brièvement que Splinter Cell, c'est le nom d'une des plus fameuses série de jeux d'infiltration. Apparu pour la première fois fin 2002 sur Xbox, on en est à ce jour au troisième épisode de ce véritable feuilleton à succès contant les aventures de Sam Fisher, un agent de la NSA surentraîné capable d'agir seul en territoire ennemi. C'est justement le troisième volet de la série qui arrive aujourd'hui sur DS. Cependant, le jeu est foncièrement différent de ses homologues sur consoles et PC. En fait, la DS accueille une simple adaptation de la version N-Gage. Bien évidemment, on remarque quelques différences avec le soft sorti sur le "téléphone-console" de Nokia, essentiellement au niveau graphique. Le jeu est en effet plus fin et globalement plus joli. Remarquez, c'était normal au vu de la différence de puissance des deux machines. Cependant, il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et on a déjà vu mieux sur DS.

Test Splinter Cell Chaos Theory Nintendo DS - Screenshot 10Quel athlète ce Sam !

Splinter Cell Chaos Theory est donc loin d'être le plus beau jeu 3D sur la portable de Nintendo. On remarque en outre quelques petits ralentissements qui heureusement restent rares, mais qui n'ont pas lieu d'être, vu que ce qui s'affiche à l'écran ne doit pas mettre à genou la DS. Si le jeu est tout juste honnête sur le plan des graphismes, il est plutôt bon pour ce qui est de l'ambiance sonore avec des musiques et des bruitages qui font entrer le joueur dans cette ambiance si particulière propre aux jeux de la série. Que les amateurs de gadgets divers et variés se rassurent, Sam Fisher n'a pas oublié sa trousse du parfait agent des services secrets et dispose donc d'un câble optique pour regarder ce qu'il se passe derrière les portes sans les ouvrir, de lunettes thermiques pour détecter les sources de chaleur mais aussi de lunettes à vision nocturne pour y voir dans le noir. Tout cet équipement est loin d'être superflu puisque c'est en grande partie grâce à lui que vous pourrez avancer dans le jeu.

Test Splinter Cell Chaos Theory Nintendo DS - Screenshot 11Voici ce qui arrive à ceux qui se trouvent sur ma route.

Bien évidemment, notre agent de la NSA peut aussi se servir d'armes à feu, mais attention car leur utilisation doit être limitée au strict nécessaire. En fait, la plupart des missions devront se faire sans tirer un seul coup de feu car il ne faut pas faire de bruit. La furtivité sera donc votre principale arme et les batailles frontales avec des gardes se solderont le plus souvent par votre mort. Il faut donc veiller à passer inaperçu. Pour cela, il faut faire très attention aux caméras de surveillance qui émaillent la plupart des bâtiments dans lesquels vous devrez vous rendre. Pour les désactiver, rien de mieux que de leur envoyer une décharge grâce à votre arme qui peut être équipée de munitions dédiées à cette fonction. Il faudra aussi veiller à neutraliser les gardes qui ne manqueront pas de se mettre en travers de votre route. Pour cela, le mieux est de passer dans leur dos pour les mettre hors d'état de nuire en toute discrétion. Le problème dans le jeu, c'est que pour réussir cette manoeuvre il faut être exactement positionné derrière la personne que l'on veut neutraliser. Si vous êtes légèrement de côté cela ne marchera pas et c'est la mort assurée avec un garde qui vous tirera dessus et déclenchera l'alarme ce qui vous obligera à recommencer en chargeant votre dernière sauvegarde. Et refaire plusieurs fois la même chose à cause d'un mauvais placement c'est vraiment très lourd.

Test Splinter Cell Chaos Theory Nintendo DS - Screenshot 12Ici, l'écran tactile est utilisé : il vous faut soulever les goupilles pour ouvrir la serrure.

Passons maintenant à ce qui vous intéresse certainement le plus : comment est utilisé l'écran tactile. Et bien celui-ci affiche un radar, on peut aussi s'en servir pour gérer l'inventaire et les différents types de vues (infrarouge...). Il sert aussi à résoudre deux "mini-jeux". Hélas, le terme de "mini-jeux" est ici un peu galvaudé puisqu'il s'agit juste de pouvoir entrer les chiffres d'un code avec le stylet ou encore de crocheter une serrure en soulevant des goupilles. Cela n'apporte absolument rien au jeu puisqu'il n'y a pas de temps limité ni de contraintes particulières ce qui fait que vous êtes absolument certain de réussir ces petites épreuves. L'écran tactile est aussi utilisé pour faire tourner la caméra et c'est là que le principal défaut du jeu apparaît. En effet, si la caméra bouge seule pour rester derrière le dos du personnage, elle le fait beaucoup trop lentement ce qui nous oblige à la recadrer très souvent avec l'écran tactile. Et lorsqu'on sait que nos deux mains sont déjà prises pour diriger Sam Fisher (avec la croix directionnelle) et pour lui donner des ordres (avec les boutons), comment voulez-vous que l'on agisse en même temps sur l'écran tactile ? Avec les pieds ? Non évidemment. La solution que l'on adopte naturellement c'est de s'arrêter d'avancer, de recentrer la caméra puis de continuer à avancer jusqu'au prochain changement de couloir où l'on doit s'arrêter à nouveau, recentrer la caméra et ainsi de suite. Peu pratique.

Si le gameplay du jeu est largement perfectible, soulignons tout de même l'effort qu'ont fait les développeurs au niveau du multijoueur. Il est possible de jouer à 2 en coopératif et jusqu'à 4 en compétitif, mode dans lequel les espions cherchent à pirater les ordinateurs tandis que les mercenaires tentent de les en empêcher. Hélas, il faut une cartouche par joueur pour pouvoir s'adonner au multi. Au final, Splinter Cell Chaos Theory ne nous laisse pas une très bonne impression. Certes, le jeu n'est pas mauvais, mais il est tout de même très inférieur à ce à quoi on était en droit d'attendre au vu de la qualité de ses homologues sur les consoles de salon et sur PC.

Super.panda, le 30 juin 2005

Les notes

  • Graphismes 13/20

    Rien d'époustouflant. Cette version DS est évidemment plus fine que son homologue N-Gage (encore heureux), mais la portable de Nintendo est capable de bien mieux. On remarque en outre de petits ralentissements, qui restent heureusement rares, mais qui sont tout de même assez malvenus.

  • Jouabilité 10/20

    Le gros point noir de ce Splinter Cell. Le gameplay est en effet loin d'être convaincant. Si l'écran tactile est parfait pour ce qui est de l'inventaire, il est néanmoins beaucoup moins convaincant lorsqu'il s'agit de gérer une caméra qui s'avère capricieuse (on n'a pas trois mains !). En outre, bien des aspects du jeu réclament un positionnement au pixel près ce qui n'est pas sans nous énerver royalement.

  • Durée de vie 15/20

    Le jeu offre un challenge de taille car certains passages sont très délicats à franchir. En outre, on dispose d'un mode multijoueur (réclamant hélas une cartouche par joueur) en coopératif ou en compétitif qui accroît encore un peu plus la durée de vie du titre.

  • Bande son 15/20

    Les musiques et les bruitages du jeu s'avèrent être globalement très soignés.

  • Scénario 14/20

    Une histoire intéressante et une mise en scène maîtrisée. Pas mal.

  • Note Générale 11/20

    Ce premier volet de Spinter Cell sur DS n'est pas une franche réussite. Adaptation améliorée de la version N-Gage, le jeu est très vite gavant à cause d'une mauvaise utilisation de l'écran tactile et d'un gameplay peu efficace. En effet, hormis le fait que le titre soit très linéaire, on ne manque pas d'avoir quelques difficultés avec la gestion de la caméra. Autre gros problème, il faut être quasiment au pixel près derrière un adversaire si on veut le saisir ce qui occasionne bien des crises de nerf. Bref, on espère vraiment que les développeurs sauront nous proposer un titre plus abouti la prochaine fois, parce que cette première apparition de Sam Fisher sur DS ne peut nous laisser qu'une impression mitigée

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test de jeuxvideo.com  posté le samedi 05 juillet 2008 18:19

Réputé pour agir sans bruit, au nez et à la barbe de tous, Sam Fisher revient pourtant faire parler de lui dans un troisième épisode de Splinter Cell reprenant tous les ingrédients des deux premiers volets, en mieux. La série profite aussi pour introduire quelques nouveautés en multi qui vont changer votre vision de l'infiltration.

Splinter Cell Chaos Theory

Bon, tout le monde connaît Sam Fisher maintenant. Ses trois loupiotes vertes sur le front, ses grands écarts entre deux parois, et ses semelles anti-bruit sont désormais entrés dans le patrimoine vidéoludique. On sait tous ce dont est capable ce maître de l'infiltration. On connaît ses techniques par coeur, ses mouvements lents et précis lorsqu'il s'agit de surprendre un garde par derrière, ses acrobaties sur les canalisations pour passer inaperçu, ou encore sa panoplie de gadgets aussi high-tech qu'utiles, tout cela fait maintenant partie de l'acquis. On pourrait alors croire que se lancer dans un troisième Splinter Cell pourrait se faire en douceur, confiant que l'on est de maîtriser Sam dans n'importe quelle situation. Pourtant, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Non seulement Fisher à désormais quelques nouveaux mouvements à vous présenter, mais en face, du côté des ennemis, on note aussi une nette évolution, ce qui change complètement la donne, n'hésitant pas à rendre le jeu plus délicat à aborder.

Test Splinter Cell Chaos Theory Playstation 2 - Screenshot 28En plus de la lumière, Sam doit aussi éviter de faire du bruit.

Certes Splinter Cell est déjà connu pour offrir une expérience hautement trippante dans le domaine de l'infiltration. Tous ceux qui ont aidé Sam dans ses missions passées le savent pertinemment, rares sont les jeux à nous faire prendre un tel pied alors qu'on joue à cache-cache dans la pénombre avec de nombreux gardes armés. Cela dit, quand on regarde maintenant dans le rétroviseur pour se remémorer Splinter 1 et 2, on s'aperçoit qu'il y avait encore bien des choses à améliorer, notamment dans l'IA du camp adverse. Aujourd'hui, les ennemis sont donc bien plus malins et se comportent enfin comme des personnes dont la vie est réellement en jeu. C'est vrai quoi, dans le passé, lorsqu'ils entendaient un bruit, ils se contentaient de faire une ronde avant de conclure bêtement qu'ils avaient dû rêver. Vous pensez vraiment qu'un garde agirait de la sorte en vrai ? Maintenant, ils cherchent vraiment d'où vient le problème. Eteignez une lumière, ils viendront la rallumer et si jamais vous avez préalablement saboté leur générateur d'électricité, ils sortiront des torches pour mieux vous traquer. De vraies petites fouines qui font enfin leur boulot correctement !

Test Splinter Cell Chaos Theory Playstation 2 - Screenshot 29Toi, tu vas avoir un réveil douloureux.

Pour leur rendre la tâche plus aisée, et pour nous la compliquer par la même occasion, on notera la présence d'une jauge de bruit agissant de la même façon que la jauge de luminosité. Elle vous donnera quelques indications sur votre discrétion et vous permettra de corriger ce qu'il y a à corriger pour vous faire oublier (par exemple, marcher moins vite pour se faire silencieux). L'apparition de cette jauge n'est pas anodine, puisque les gardes ont grandement amélioré leur ouïe et peuvent vous repérer même si vous êtes assez loin d'eux. Le jeu gagne un peu en réalisme, pas mal en difficulté, mais surtout beaucoup en fun. Il faut aussi dire que les missions ne sont plus aussi linéaires que par le passé. Evidemment, vous êtes toujours soumis aux objectifs donnés en début de niveau, mais ces directives sont souvent amenées à être remaniées en cours de route. L'illusion de liberté s'en trouve renforcée. Ce sentiment se retrouve aussi dans le level design qui fait tout pour ne pas proposer une unique solution pour avancer. Il y a toujours plusieurs façons de faire, on se retrouve rarement bloqué dans une situation, ne sachant pas trop comment passer les trois gardes qui nous tournent le dos. Généralement, il suffit de se poser dans un coin, d'activer la vue qui convient bien (infrarouges, thermique et IEM) d'observer le décor, avant de se lancer et de le faire au feeling. Puisqu'on est moins guidé, l'improvisation a tout à fait sa place, payant parfois bien plus qu'un plan réglé au millimètre.

Test Splinter Cell Chaos Theory Playstation 2 - Screenshot 30Doucement, Fisher descend vers sa proie.

Les nouveaux mouvements sont d'ailleurs bien une preuve que le jeu se veut moins dirigiste. Et oui, plus il y a de mouvements, plus il y a de façons de faire pour réussir une mission. Bon, faut pas non plus s'emballer la liste des nouveautés est plutôt réduite, mais si on l'ajoute à celle des mouvements déjà présents dans les deux volets précédents, on se retrouve avec un Sam qui peut faire vraiment pas mal de choses. Du geste le plus anodin (souffler les bougies) au plus spectaculaire (attraper puis balancer un corps par dessus une rambarde), les gestes sont toujours impeccablement détaillés, franchise Splinter Cell oblige. Parmi les nouveaux accessoires, difficile de passer à côté du couteau. Idéale pour couper des voiles de tissus ou de plastique, la lame est aussi un moyen efficace de se débarrasser rapidement d'un ennemi un peu trop entreprenant. Puisque Sam peut désormais lancer des attaques rapides au corps à corps, il lui suffit de sortir son long canif pour mettre hors jeu un garde en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Aussi discrète que cette solution puisse paraître, il faut tout de même savoir que cette technique n'est pas la plus silencieuse et il faudra espérer que personne alentour n'entendra le râle de douleur que lâchera votre victime dans un dernier souffle.

Test Splinter Cell Chaos Theory Playstation 2 - Screenshot 31Laisse moi te filer un coup de main pour grimper sur cette caisse.

Voilà donc à quoi ressemble le Splinter Cell nouveau, un jeu qui reprend les bases de la série mais qui les bonifie en y ajoutant de nouvelles possibilités pour un résultat solide et efficace. Mais attendez, car vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Vous vous souvenez probablement que Splinter Cell : Pandora Tomorrow avait réussi un coup d'éclat en introduisant un mode multijoueur, une première dans un jeu d'infiltration. Et bien ce troisième volet va encore plus loin. S'il conserve le mode multi de Pandora (sauf sur GameCube), il introduit un tout nouveau mode, coopératif cette fois ! Oui, vous avez bien lu, vous pouvez jouer à deux dans des niveaux spécialement étudiés pour cela, qui n'auront malheureusement pas forcément à voir avec la trame principale. Qu'à cela ne tienne, le trip est total lorsqu'on se retrouve avec un pote en train d'infiltrer un bunker ou une ambassade sous haute protection. Si les trois versions consoles proposent le jeu en écran partagé, le mode prend toute son ampleur en LAN ou sur internet (uniquement sur Xbox), lorsqu'on communique via headset en chuchotant pour ne pas se faire repérer. S'il n'y a que quatre missions à découvrir en coopératif, on se régale vraiment dans ce mode. Le gameplay intègre complètement la notion de binôme et inclut pour l'occasion des mouvements spéciaux à effectuer à deux. L'un pourra faire la courte échelle à l'autre afin de l'aider à atteindre une corniche trop haute. Le second se laissera ensuite suspendre à cette corniche pour permettre au premier de l'escalader et de le rejoindre en haut. On peut également projeter son équipier pour le faire passer au-dessus de lasers ou encore utiliser un filin pour tracter son partenaire le long d'une paroi. Cette dernière technique peut également être mise en pratique pour imiter Tom Cruise dans Mission Impossible et pirater un ordinateur entouré de lasers. Bref, le coop regorge de bonnes idées. Encore une fois, dommage qu'il n'y ait que quatre niveaux pour en profiter...

Test Splinter Cell Chaos Theory Playstation 2 - Screenshot 32"Mais qu'est ce que tu me racontes là ?"

Niveau réalisation, il y a vraiment pas de quoi se plaindre. Même en étant habitué à la performance graphique que nous livrent à chaque fois les équipes de Ubi Montreal, on ne peut être qu'admiratif devant le travail effectué. Si la version Xbox surpasse la version PS2 grâce à des textures plus fines et plus crédibles, le jeu sur PS2 ne démérite pas. Au contraire ! Le niveau de détails est relativement poussé, avec des effets spéciaux absolument bluffants ! Les déformations à travers des textures comme du verre ou de l'eau sont saisissantes et nous prouvent que la machine de Sony en a bien sous le capot. Quel que soit le support, le résultat est de toute façon à la hauteur de la machine. Même chose pour le son. Le doublage français reprend les voix que l'on connaît pour chaque personnage, les comédiens semblent même très à l'aise avec leurs rôles. Pas de souci non plus pour les musiques. Ubisoft a fait appel à Amon Tobin pour composer une ribambelle de thèmes et de sons d'ambiance qui collent on ne peut mieux à l'univers de Tom Clancy en général et à Splinter Cell en particulier. Que dire de plus sur ce Splinter Cell Chaos Theory ? La série ne cesse de progresser au fil du temps en apportant à chaque volet de nouvelles idées tout en améliorant ce qu'il y a à améliorer. Il ne reste donc qu'à apprécier pleinement ce troisième épisode, en attendant sagement les quatrième aventures de Sam Fisher, déjà annoncées pour l'année prochaine.

Jihem , le 29 mars 2005

Les notes

  • Graphismes 18/20

    La richesse des décors n'a d'égale que la qualité des animations de Sam Fisher. Souple et agile, le maître de l'infiltration maîtrise chacun de ses mouvements pour se rendre le plus discret possible. Le jeu de lumière, élément clé de toute la série, se montre une nouvelle fois exceptionnel. Le seul inconvénient est qu'il faut absolument jouer dans une pièce sombre pour profiter pleinement du contraste de chaque environnement.

  • Jouabilité 17/20

    A chaque épisode, l'éventail des possibilités de Sam s'élargit, laissant plus de choix pour aborder chaque situation comme on l'entend. On se sent moins pris par la main, et donc plus libre d'évoluer au feeling et d'improviser quand il le faut.

  • Durée de vie 16/20

    S'il ne faudra qu'une dizaine d'heures pour venir à bout de la mission solo, les options multijoueur permettent de garder la console allumée un peu plus longtemps. On aurait cependant aimé avoir plus de missions en coopératif.

  • Bande son 18/20

    Difficile de dire si Amon Tobin apporte vraiment quelque chose de plus à Splinter Cell tant son univers semblait déjà correspondre au jeu. Pour ceux qui connaissaient déjà le musicien, la collaboration coulait de source depuis un moment. Cela n'enlève rien à la qualité des compositions, parfaites pour installer des climats de tensions ou d'inquiétudes. Rien à dire pour le doublage ni pour les bruitages, tout colle à merveille.

  • Scénario 14/20

    Si Splinter Cell fait partie de la franchise Tom Clancy, ce n'est pas pour rien. Ce troisième volet relate un énième conflit international que vous êtes le seul à pouvoir calmer. Si on prend tout ça au premier degré, ça peut devenir flippant, mais tout ça n'est qu'un jeu. Hein que ce n'est qu'un jeu ?

  • Note Générale 18/20

    Avec des modes multi innovants et une réalisation somptueuse, Splinter Cell Chaos Theory confirme tout le bien qu'on pensait déjà de Sam Fisher. En reprenant les bases des deux premiers volets, mais en poussant plus loin le challenge de l'infiltration, il s'agit très certainement du meilleur épisode de la série !

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